J’ai essayé de vous attirer doucement, Mais la laideur de ma timide voix, A noyé le charme de notre isolement, Et emporté vos rayonnements vers autres rois. Est-ce la lune qui ce soir attire votre regard, Ou bien la chouette qui vous scrute, coquête? Pourraient-ils disparaitre, l’instant d’un soir?? Pour que ma main glisse un rien en vos bouclettes... Faut-il un noble prince pour vous sourire? Ne suis-je pas, moi, plus pur que ces satires? Le géant silence de mes rares murmures, Ne vaut-il pas les cris de leur fausses parures? Ô lune, Ô câlins furtifs des nuits, Passez à ma belle pendant que je l’épie, La chaleur du simple, et le soleil de l’amour, Pour qu’enfin, je lui souffle l’envie de tous mes jours...