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L'association Reaktiv Zone présente le 23 Janvier 2010 la première édition du festival culturel We Want Rock situé sur la commune du Teich (33).
Organisée cette année au profit des Restos du coeur, le principe original de cette manifestation est de pouvoir proposer un ensemble de spectacles et d'expositions artistiques liés au Rock.
Le pass journée du festival est fixé à 10 euro. Il comprend l'accès aux différentes programmations de la journée, 1 ticket de tombola et 1 ice-tea. L'entrée est gratuite pour les moins de 10 ans.
Une collecte de denrées non périssables sera organisée en faveur des Restos du coeur.
Une tombola (instruments de musique, cours d'apprentissage, cds, livres, bons d'achat) sera organisée en début de soirée et une restauration sur place sera assurée tout au long de la journée.
14h00 Ouverture des portes Inauguration de l'exposition de photos des artistes Sandrine O, Erick de Panavières, Hiero et Marine Boivin. Cette partie "exposition" est permanente tout au long de la journée.
15h00 Concert My Heroine
16h00 Projection du film "Rock Academy" avec Jack Black
18h00 Concert Dusty Road
19h30 Restauration
20h00 Tirage de la tombola
21h00 Concert Kunty Kywes
22h00 Concert Stetson !
23h30 Concert Osso Bucco
01h00 Fin de la manifestation.
09/01/10
Le Sm'ART ......détecteur de talents !..
La 5ème édition du SM'ART s'annonce comme un rendez-vous majeur pour les arts plastiques, un rassemblement foisonnant d'œuvres originales, d'artistes et de galeristes. Ce salon d'art contribue fortement à la vitalité de la création artistique. La Ville d'Aix en Provence si souvent inspiratrice donne un rayonnement particulier aux arts plastiques. La créativité est l'un des aspects qui fait de nous des êtres humains, et nourrit notre espoir d'un monde meilleur. Cet espoir se réalisera à condition d'encourager mais aussi de canaliser la créativité dans un cadre solide de valeurs, afin qu'elle puisse servir l'épanouissement des individus.
L'innovation et la diversité culturelle développés par le SM'ART en font un Salon, où les valeurs nobles de l'art prennent toutes leurs dimensions. C'est un rendez- vous incontournable avec l'art, un magnifique lieu d'échanges, les collectionneurs, les amateurs d'art, les néophytes, les curieux, trouveront réunis en ce lieu magique de la Baume les expressions les plus diverses des dernières productions de l'art contemporain.
Grand rendez-vous des passionnés de l\'art contemporain, SM'ART vous accueille dans les Jardins du Domaine de La Baume avec une sélection de 168 artistes, 12 galeries et L\'association GUDGI (Groupement Uni des Galeries Indépendantes) qui propose de rassembler et d\'être le fédérateur des galeries de la ville d\'Aix en Provence. Le SM'ART expose les plus grands artistes internationaux du moment, ainsi que de nouveaux talents, qui sauront vous surprendre.
Un panorama large et diversifié de l\'art contemporain.
Les tendances représentées :
Pop Art, Nouveaux Réalistes, Abstraction, Expressionnisme, Dérivé du Pop Art, Figuration narrative, L'Op-Art, Art Urbain, Street Art, Photographie plasticienne, Semi-Figuratif.
Tous renseignements :
smartaix@wanadoo.fr
Tél 06.88.89.09.54
04/01/10
Au 3e anniversaire de la guerre lancée par le président Calderon contre les narcotrafiquants, les cartels résistent, malgré la mobilisation de l'armée. Avec 15 000 morts depuis 2006, chaque progrès se paie au prix fort.
Allongé sur le bitume, les pieds écartés, l'homme ne bouge plus. Seule une bâche blanche jetée sur son visage permet de comprendre que c'est une nouvelle victime de la guerre des narcos. De sa main ouverte vers le ciel, une bague dorée reflète les lumières de la Calle Quinta, dans le centre de Tijuana, au nord du Mexique.
Depuis la déclaration de guerre aux cartels de la drogue par le gouvernement Calderon, le 11 décembre 2006, le pays a plongé dans un cycle de violences sans fin. Malgré la présence de 45 000 militaires dans les rues, épaulés par 20 000 agents fédéraux, la courbe des homicides ne cesse de grimper. Selon un décompte du quotidien mexicain El Universal, plus de 15 000 personnes ont été tuées en trois ans, dont 7 000 pour la seule année 2009. En dépit de ces chiffres, le président Calderon garde une cote de popularité de 45 %. Il vient d'affirmer à la télévision que le gouvernement «continuerait de progresser grâce à une stratégie très solide. Dans certaines parties du pays, nous sommes en train d'imposer la loi de l'État, comme à Tijuana et au Michoacan». Sa seule concession a été de reconnaître que « ce n'était pas le cas pour Ciudad Juarez». Avec 2 500 assassinats cette année, cette ville frontalière du Texas est devenue la cité martyre d'un conflit de plus en plus critiqué.
Véritable cité des morts
Pour Ruben Aguilar, ancien porte-parole du gouvernement Vicente Fox, et Jorge Castañeda, ancien ministre des Affaires étrangères, le constat est sans appel : la guerre contre les narcos du président Calderon est un échec. Dans un livre conjointement publié (El narco : la guerra fallida, non disponible en Français), les deux hommes s'appuient sur la définition du général Colin Powell avant la première guerre du Golfe. «Il estimait qu'il fallait avoir une vision claire de la victoire, posséder une force écrasante et définir les conditions de sortie du conflit. Aucune de ces trois conditions n'est intégrée dans la stratégie du gouvernement Calderon», affirme Ruben Aguilar. Les deux hommes soulignent que la consommation de drogue est restée stable au Mexique. Et rappellent que la stratégie colombienne de militariser la lutte contre la drogue n'a eu aucun effet sur la production de stupéfiants. Selon Eduardo Guerrero, consultant en sécurité publique, la présence des forces fédérales, loin de calmer la violence dans la rue, nourrirait les violences. «La plupart du temps, les arrestations ou les saisies importantes se font sur dénonciation du cartel adverse, qui en profite pour attaquer le clan rival affaibli», explique-t-il.
Si le trafic de drogue suscite autant de conflits, c'est qu'il représente un gros enjeu économique. Les estimations tournent autour de 4 milliards de dollars par an pour le trafic entre le Mexique et les États-Unis. C'est également un phénomène profondément ancré dans la culture mexicaine. Pour s'en rendre compte, il suffit de se rendre à Culiacan, sur la côte Pacifique. Capitale de l'État du Sinaloa, cette ville d'un million d'habitants a une réputation mafieuse qui lui colle à la peau. Les restes de Malverde, le saint patron des narcos, sont entreposés dans une chapelle à deux pas du palais du gouvernement. Le fugitif numéro un du Mexique, Joaquin «El Chapo» Guzman, est originaire de la région, tout comme la famille Arellano-Felix, l'un des plus puissants cartels d'Amérique latine. C'est ici que les premiers plants de pavots du Mexique ont été plantés par la communauté chinoise dans les années 1920.
À première vue, la ville est accueillante. Un centre-ville en pleine réfection avec des zones semi-piétonnes, un marché traditionnel entièrement refait de blanc, de belles bâtisses coloniales hispaniques. Beaucoup de jeunes dans les rues, des palmiers et un climat tropical. Culiacan n'a rien de morose. Tout ceci serait idéal sans les croix autour du jardin botanique, dans les rues du centre historique ou sur les parkings des centres commerciaux. À côté de ces petits autels sont disposées de troublantes photos où de jeunes adolescents au regard sévère paradent, le pistolet enfoncé dans leur jean extralarge. Ce sont les fils des narcos exécutés en pleine rue.
Dans le mausolée des «jardins d'Humaya», au sud de la ville, la présence des narcos est encore plus visible. Véritable cité des morts, ce cimetière est un lieu d'expérimentation architecturale où les lignes épurées font concurrence aux assemblages les plus baroques. Caveaux d'un ou deux étages surmontés de croix originales, chapelles ornées du symbole de Batman ou entièrement dorées, carrelages et double vitrage à l'intérieur... Seuls les narcos peuvent s'offrir de telles tombes, dont le coût peut atteindre un million de dollars. Au fond du parc, une pelleteuse continue de creuser. Une dizaine d'ouvriers s'affairent à élaborer les monuments mortuaires. «C'est parce qu'ils continuent à tuer beaucoup de gens par ici», se lamente Jorge, chauffeur de taxi.
Chez les jeunes aussi, la narcoculture impose ses valeurs. Iran, 26 ans, étudiant en psychiatrie, avoue avoir changé depuis qu'il est arrivé à Culiacan pour ses études. «Au début, j'avais peur de prendre une balle perdue. Je ne sortais presque pas. À présent, je fais la fête jusqu'à 5 heures du matin et je rentre à pied.» La voix posée, il n'a rien d'un admirateur des narcos et n'affectionne pas, comme d'autres de son âge, les chemises «narcos» avec vierges et têtes de mort en faux diamants. Pourtant, il les rejoint sur certains points. «Par exemple, je n'ai plus peur de la mort. Avant je la craignais. Aujourd'hui j'ai appris à lui donner de la valeur, à la respecter.» Des changements de valeurs qui affectent également la tolérance à la consommation de drogue.
Méthodes musclées
Le bar est tout ce qu'il y a de plus normal. Un vigile à l'entrée, pas de porte, juste un escalier. À l'intérieur une centaine de jeunes mexicains font la fête. La musique électro et le noir de rigueur créent une ambiance «branchée». Rien d'exceptionnel pour ce bar du centre de Tijuana... à part la fumée. À peine arrivé, un «serveur» en casquette de base-ball et sweat-shirt à capuche demande : «Qu'est-ce que tu veux ?» Il suffit d'un mouvement de tête pour qu'un joint de marijuana soit glissé dans la main du client. «C'est 20 pesos», soit 1 euro. La transaction dure moins de vingt secondes. «Pour mettre fin à ce foutoir, il faudrait qu'ils légalisent la consommation», explique Juan, jeune habitué des lieux.
À Tijuana, l'enjeu est de taille. Une enquête du ministère de la Santé publique montre que ses habitants consomment trois fois plus de drogues que la moyenne nationale. Selon le dernier rapport de l'ONU, le Mexique compte à lui seul pour 29 % des saisies mondiales de marijuana. La ville frontière est aussi en première ligne dans la guerre des narcos. En 2008, le chef de la police municipale est déposé pour corruption, alors que la guerre fait rage entre le cartel des Arellano-Felix et leur ancien bras droit, Teodoro Garcia Simental. Le maire de Tijuana fait appel à un ancien militaire, le lieutenant-colonel Leyzaola, et lui donne carte blanche. Qualifié de dur, il purge les rangs d'une police notoirement corrompue et adopte un langage martial. En septembre dernier, il a publiquement incité ses hommes à «tirer pour tuer. Parce que nous voulons aussi des pertes de l'autre côté. Nous voulons montrer à ses bouseux qu'ils feront moins les fiers une fois qu'ils seront moins nombreux».
Le nombre d'homicides a beau avoir baissé, la ville est loin d'être apaisée. Depuis dix semaines, l'Association contre l'impunité manifeste devant le siège du gouvernement local. Fernando Ocegueda, président de l'association, chemise blanche et air placide, explique leur combat. «Nous avons documenté plus de 315 disparitions depuis 2007. Rien n'a été fait pour enquêter sur ces cas. Ils ont été enlevés par des commandos portant les sigles de l'AFI, Agence fédérale d'investigation», affirme Fernando. «La seule erreur de ces disparus était de se trouver avec les mauvaises personnes au mauvais moment», se lamente-t-il. En clair, comme dans le cas de son fils, avoir fréquenté des narcos ou en faire partie. «Tout ce que nous voulons, c'est savoir ce qui leur est arrivé. Et au moins retrouver leurs corps», dit Fernando. À ce jour, aucun n'a été retrouvé.
L'affaire vient de rebondir cette semaine avec plusieurs dépôts de plaintes officielles devant la Cour internationale des droits de l'homme contre les forces de sécurité de Tijuana pour torture. Amnesty International a également lancé une campagne de protestation dans tout le pays pour dénoncer les atteintes aux droits de l'homme perpétrées par les forces de sécurité.
Pendant ce temps, des cadavres comme celui de la Calle Quinta à Tijuana continuent de s'empiler dans les rues. À deux pas du corps, une file de passagers attend le bus. Personne ne cille. «S'il avait une bicyclette, c'est que c'était un dealer», lance un badaud. La routine d'une guerre sans fin.
Source : Le figaro
Auteur : Samuel Kenny, envoyé spécial à Tijuana et Culiacan
Credits Photo : AFP
12/12/09
Saibah vit couchée à plat ventre sur un sac en plastique posé à même le sol. Une cage thoracique protubérante et des jambes atrophiées empêchent la fillette de 5 ans de se tenir debout. Sa famille ne prend plus la peine de déplacer ce corps encombrant. Pour faire le ménage dans la petite pièce insalubre, on se contente de passer le balai autour d'elle. "Nous prions Allah tous les jours. Le plus tôt elle mourra, le mieux ce sera" soupire Zarina, assise juste à côté de sa nièce handicapée. Les médecins sont formels : il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre. Personne ne sait si c'est l'eau contaminée du site de l'usine d'Union Carbide, située à 50 mètres de là, ou le gaz inhalé par son père au moment de l'explosion de Bhopal, il y a vingt-cinq ans, qui sont à l'origine de la malformation de Saibah. Dans la famille, quatre enfants sont déjà morts et d'autres suivront peut-être. C'est une question d'honneur : chaque mère se doit de mettre au monde des garçons en bonne santé.
Juste en face du bidonville, les vestiges de l'usine de pesticides Union Carbide, théâtre de la plus grande catastrophe industrielle de l'histoire, s'étendent sur plus de 5 hectares. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, à 23 h 55, une explosion libère dans l'atmosphère un nuage de 40 tonnes de gaz toxiques, entraînant la mort de 14 000 habitants, selon les chiffres officiels, près du double selon les ONG. Des corps tombés comme des mouches en quelques heures, et ramassés sur le bord des routes, dans les gares, puis incinérés en masse. A Bhopal, plus de 100 000 victimes continuent de souffrir de nombreuses maladies comme de troubles respiratoires, de malformations congénitales ou de cancers.
Vingt-cinq ans après, le site n'a guère changé. Dans le laboratoire de l'usine, les flacons prennent la poussière sur les tables en carrelage blanc. Autour, sur un terrain recouvert de végétation, des habitants viennent chercher du bois ou promener leurs chèvres. Les enfants sautent au-dessus du mur d'enceinte pour aller jouer au cricket. Leur terrain est situé juste en face d'un cabanon où deux policiers en maillot de corps font la sieste.
"On laisse les enfants jouer. On nous a juste demandé d'empêcher les vols de ferraille", explique l'un d'eux, à moitié endormi. Terminée, la tragédie de Bhopal ? "Allez plutôt voir là-bas, explique un habitant, si le bétail s'aventure dans cette mare, il ne revient pas vivant." Dans ce marécage entouré de roseaux, le chimiquier américain a jeté des tonnes de déchets à l'air libre. Les études sont alarmantes. Le 1er décembre, le Centre pour la science et l'environnement a révélé que les nappes phréatiques, dans un rayon de 3 kilomètres autour de l'usine, contenaient des taux de pesticides jusqu'à 40 fois la normale.
Mais rares sont ceux qui prennent conscience de la dangerosité du site, à commencer par le gouvernement régional du Madhya Pradesh. "A part quelques fuites de kérosène, tout est propre. Allez frotter la terre contre votre bouche, votre visage, et si jamais il vous arrive quoi que ce soit, alors prévenez-moi", lance Babulal Gaur, ministre chargé des victimes de Bhopal. En 2004, la Cour suprême indienne a ordonné que de l'eau décontaminée soit fournie aux habitants dans des réservoirs. Mais, sur les 30 000 personnes affectées, toutes n'y ont pas encore accès. "L'eau que l'on cherche à la pompe est noirâtre ou orange, et elle nous donne parfois des maux d'estomac, des problèmes cutanés. Mais où vous voulez-vous qu'on s'approvisionne ?", demande Zarina. Autour de l'usine, des centaines d'enfants retardés mentaux, sourds, aveugles, aux membres déformés, aux problèmes respiratoires et cutanés, naissent chaque année. Tous appartiennent à la deuxième génération des victimes. L'ONG Chingari en accueille plus de 350 dans un centre où on leur apprend à marcher et à parler. "Le gouvernement est dans le déni. Et tous les habitants ne savent pas que l'eau contaminée est dangereuse. Voilà pourquoi la tragédie continue", déplore Tarun Thomas, directeur du centre.
Quand elles survivent, les victimes tombent dans le handicap social. Soheila, née trois jours après la catastrophe, ne trouve pas de mari à cause de "son souffle court". Son père, Reshad, a dû arrêter son travail de chauffeur de poids lourd et passe le plus clair de son temps à côté de sa petite boîte remplie de médicaments. Les conséquences sur la santé du gaz MIC, qui s'est échappé de l'usine, sont encore inconnues, faute de recherches suffisantes. Le Conseil de recherche médical indien (ICRM) a arrêté ses recherches en 1994 et n'a pas été autorisé à publier toutes ses études. "Je vois la courbe des cancers augmenter chaque année. Est-ce à cause de l'eau contaminée ? D'une modification génétique entraînée par l'exposition au gaz ? Impossible de le savoir, sans budget consacré à la recherche", s'agace le docteur Ganesh, de l'hôpital Nehru pour le cancer.
Le long des bidonvilles, les pharmacies et les médecins, qui comptent parmi eux d'anciens électriciens ou plombiers reconvertis après la catastrophe, prospèrent. Une consultation peut ne coûter que 50 centimes d'euros : à raison de 100 visites par jour, l'affaire devient vite rentable. Dans la clinique Sambhavna, des patients surmédicamentés arrivent chaque jour. "On les bourre d'anesthésiques, de stéroïdes, parce qu'il faut bien que les cliniques privées les soulagent et se fassent de l'argent", déplore le docteur Mrithunjay. La clinique Sambhavna a mis au point des traitements à base d'allopathie, de plantes et de médecine ayurvédique pour réduire les effets toxiques d'une surdose de médicaments.
Union Carbide s'estime aujourd'hui dégagé de toute responsabilité. En 1989, le groupe, racheté en 2001 par Dow Chemical, a été condamné à verser 470 millions de dollars (310 millions d'euros) aux autorités. 570 000 habitants ont touché en moyenne 500 dollars de compensation. "C'est une somme dérisoire. Union Carbide et Dow Chemical ont tué 25 000 personnes et en ont empoisonné 30 000. Pourquoi ne les condamne-t-on pas ?", s'emporte Rachna Dhingra, coordinatrice de la campagne pour la justice à Bhopal. Dow Chemical rétorque que la responsabilité du site a été transférée en 1998 au gouvernement régional. Mais ce dernier ne veut rien reconnaître. Il prévoit même de construire un musée sur le site en mémoire des victimes. Comme si le temps de la tragédie s'était arrêté. "Il y a tellement d'insectes, d'oiseaux, de végétation, comment voulez-vous que le site soit contaminé ?", insiste Babulal Gaur. Chiche ? Les ONG préparent aux membres du gouvernement un "repas festif" pour le 25e anniversaire de la tragédie. Des "pesticides semi-traités sur leur lit de cresson" et une "fondue au naphtol", font partie du menu intitulé "Les Délices de Bhopal".
Julien Bouissou
Source : Le monde.fr
02/12/09
Le festival s'est achevé samedi soir sur les notes énergiques des pop‐rockers de Housse de Racket, aux
Ateliers Arts Plume, qui ont enflammés le public. Durant ces cinq jours, 34 artistes, têtes d'affiche et découvertes, se sont succédés sur les cinq scènes du festival saint‐lois pour le plus grand bonheur de plus de 8000 festivaliers.
Une réussite donc pour les organisateurs qui ont pris le parti, cette année encore, de conserver un
festival à taille humaine, en coeur de ville, avec des jauges de concerts permettant au public une
réelle proximité avec les artistes.
L'aménagement de la salle Allende en nouveau lieu de concert a été largement salué, et a permis de
proposer, entre autres, des concerts gratuits en après‐midi et d'offrir ainsi une scène de qualité à de
jeunes groupes émergents.
La programmation, résolument éclectique, a touché un large public, notamment familial, qui a pu
profiter pleinement de l'événement. Une première cette année, les spectacles jeune public ouverts
aux scolaires, Le Quartier Enchantant, Babx et François Lemonnier, ont permis aux enfants et jeunes
de découvrir de véritables univers musicaux et d'échanger avec les artistes. De Rodolphe Burger, qui
a conquis les 900 spectateurs présents en se produisant avant Christophe Miossec, à Yves Jamait, en
passant par Claire Diterzi et son univers singulier et envoutant ou encore Fredo Viola, Patrick Watson
et la tornade Izia, chacun a pu trouver dans cette nouvelle édition de quoi satisfaire sa curiosité
musicale et nourrir ses oreilles !
Le festival en chiffres :
Nombre de spectateurs global : plus de 8000 festivaliers
Taux de remplissage : près de 80% de la jauge globale
Rappel budget global du festival : 250 000 €. A ses côtés de nombreux partenaires institutionnels et
privés, la Ville de Saint‐Lô, la Région Basse‐Normandie, le Conseil général de la Manche, la Direction
Régionale des Affaires Culturelles, la Société Générale, la SACEM, le CNV,... qui interviennent tant sur
le festival que sur la salle de musiques actuelles Le Normandy tout au long de l'année.
Rappel : Coeur de Pirate, souffrante, n'a pu se produire comme prévu lors du festival. Elle est reprogrammée
le 7 avril prochain au Normandy. Les spectateurs munis de billets du concert du 12
novembre pourront assister gratuitement à ce concert. Pour cela, ils doivent impérativement conserver
leur billet et l'échanger auprès du Normandy avant le 19 décembre.
Informations au 02 33 57 60 96 ou sur
www.ecransonique.com et www.lesrendezvoussoniques.com
24/11/09
Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d'investissements de défense afin de se préparer à l'explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.
Le pire pourrait être devant nous. C'est une des hypothèses qui ressortent d'un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes. Premier d'entre eux, le déficit. «Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique», précise le rapport de 68 pages.
L'endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux Etats-Unis et dans l'UE, la dette publique représentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s'élèvera à 105% et au Japon, à 270%. Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu'il n'était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu'auparavant l'effacement de cette dette avec la croissance. Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de maneouvre sera plus importante qu'au sein des grandes économies occidentales.
Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu'une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l'or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu'une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l'automobile.
Source : Journal des finances
22/11/09
Le groupe de Rock Français PLEBE a mis en ligne son nouveau myspace avec en écoute 8 NOUVEAUX TITRES !!! www.myspace.com/plebe64
Leur nouvel album « Congo Square » (12 titres) sortira nationalement le 10 novembre 2009 sur Believe Digital.
09/11/09
Date de création : 19/10/2009
Date de cloture : 31/12/2009
( Nombre de signatures : 10137 )
vous pouvez signer cette pétition en bas de page !
Lettre ouverte des acteurs* de la musique et de la nuit à Paris à l'attention du Ministre de l'Intérieur, du Ministre de la Culture et de la Communication, du Maire de Paris, du Préfet de Police de Paris et de la Région Ile-de-France et du Président du Conseil Régional
PARIS :
QUAND LA NUIT MEURT EN SILENCE
Nous, artistes, exploitants de lieux de diffusion, acteurs des musiques actuelles et professionnels de la nuit à Paris, souhaitons alerter l'opinion publique et les décideurs politiques sur les graves conséquences des pressions que nous subissons actuellement dans la gestion des problèmes de voisinage et de nuisances. La loi du silence généralisée qui s'abat sur nos événements et nos lieux de vie est en passe de reléguer la Ville Lumière au rang de capitale européenne du sommeil. Menaçant, ce faisant, non seulement nos entreprises et nos emplois mais aussi le rayonnement de Paris sur la scène culturelle internationale et l'attractivité touristique de notre ville. Il est donc urgent d'interroger le cadre juridique et réglementaire qui régit nos activités mais aussi (et peut-être surtout) la manière dont il est traduit au quotidien sur le terrain.
Paris souffre structurellement, du fait de son urbanisation hypercentralisée et de la pression foncière subséquente, d'un manque critique de lieux d'expression culturelle, notamment du point de vue des musiques actuelles qui n'ont pas toujours été soutenues à la hauteur de leur popularité par l'Etat et les collectivités territoriales. Malgré cet état de fait, au cours des dix dernières années, les lieux parisiens de diffusion musicale (bars, salles de concert, clubs) ont encore payé un lourd tribut à l'aspiration grandissante des parisiens à toujours plus de tranquillité. Et il est dorénavant bien établi que Paris a abandonné toute espèce de leadership européen au bénéfice de villes comme Londres, Barcelone, Prague et Berlin vers lesquelles s'exilent chaque jour plus d'artistes et de professionnels français. Sans parler du public francilien qui n'hésite plus à partir en week-end pour aller faire la fête là où elle a vraiment lieu.
Plus récemment encore, la situation s'est à nouveau dégradée avec la mise en œuvre de la loi anti-tabac qui a poussé une partie de notre public à passer du temps à l'extérieur des établissements. Cette loi que nous avons pourtant appliquée de manière exemplaire au sein de nos lieux a eu pour conséquences :
- d'élargir nos responsabilités à un territoire (la rue) sur lequel nous n'aurons jamais la même légitimité;
- de créer des confusions entre les nuisances provenant de la diffusion musicale et les troubles de voisinage liés à l'occupation des trottoirs;
- de réactiver des contraintes réglementaires jusque là oubliées (interdiction de danser dans les bars ou les salles de concerts...) dans le seul but de durcir ou d'accélérer les sanctions.
Quel peut être le sens d'une Loi de Santé publique qui aboutit à empêcher les gens de danser ?
Les fermetures administratives (provisoires ou définitives) et les pertes de licence ou d'autorisation de nuit (au-delà de 2h) se comptent par centaines chaque année sans parler des amendes parfois très lourdes. La liste de tous les établissements touchés (et donc les événements annulés) alourdirait considérablement le texte de cette lettre mais cette liste s'allonge inexorablement mois après mois.
Les trois premiers termes de l'équation sont simples : pas de culture sans musique, pas de musique sans lieux de diffusion, pas de lieux de diffusion sans vie nocturne. Mais pour bien comprendre la réalité de la situation et l'impasse dans laquelle Paris est en train de se fourvoyer, il faut s'intéresser au dernier terme de l'équation : pas de vie nocturne sans tolérance. Dire cela c'est, d'une part, accepter de voir la vie telle qu'elle est et c'est, d'autre part, comprendre qu'en cela comme en tout, de vrais arbitrages et de justes compromis sont nécessaires. Laisser penser que la nuit parisienne pourrait ou devrait s'épanouir sans troubler la parfaite quiétude d'un seul riverain est une hypocrisie dangereuse. Vivre ensemble dans une métropole ne peut pas se faire sans que les efforts soient mutuels dans les territoires partagés que constitue l'espace public.
Nous demandons :
- que la législation soit clarifiée, rééquilibrée et remise en adéquation avec la réalité des pratiques culturelles et sociales;
- que les travaux d'isolation phonique des lieux de diffusion soient d'avantage soutenus par des aides publiques pour rendre leur mise en oeuvre réaliste ;
- que soit prise en compte la voix du public des lieux de vie comme est prise en compte la voix des riverains;
- que soit envisagé un zonage des quartiers festifs pour que soit accordé un statut juridique à ces identités historiques;
- que soit réfléchie la mise à disposition de lieux ou de friches pour l'organisation d'événements ponctuels ou l'installation d'infrastructures pérennes;
- que soit réaffirmée en actes, et non seulement en paroles, l'importance pour la culture des lieux de diffusion de proximité;
- que l'ensemble des acteurs institutionnels prennent conscience de l'importance de la vie nocturne (culturellement et économiquement) dans l'essence-même d'une capitale comme Paris et d'une région comme l'Ile-de-France.
* à l'initiative de Technopol (l'association au service de l'électro), Plaqué Or (promotion d'artistes et organisateur de soirées) et My Electro Kitchen (disquaire et organisateur)
CONTACTS :
Eric Labbé [My Electro Kitchen / Technopol] 06 09 63 52 65 / eric@myelectrokitchen.com
Matthieu Jaussaud [Plaqué Or / Technopol] 06 50 48 77 40 / plaque.or@gmail.com
Rémi Bonin [Technopol] 06 63 81 70 28 / remi@technopol.net
04/11/09
L'asso Rakan Musiques organise un festival le 7/11 à Nîmes, avec Tagada Jones, 10 rue d'la Madeleine, Craven et Poutre. Plus d'infos sur le MySpace www.rakan-musiques.com/kollectifrakan et le site web www.rakan-musiques.com.
27/10/09
Quand deux Mes souliers sont rouges rencontrent une Les Elles, le résultat ne peut être que sonore, entraînant, pétillant et... à découvrir de toute urgence !
Composé de Sarah Auvray (chant, bruicolages), Stéphane Devineau (chant, guitare) et Lionel Langlinay (chant, percussions), le groupe est curieusement dépourvu de la moindre Caroline.
Plus d'informations : www.allocaroline.com
L'album « Pincez-moi » (Coquelicot/L'Autre Distribution ) est maintenant dans les bacs.
Allo Caroline sera sur la scène de l'Européen (Paris) le 12 octobre prochain
10/10/09
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