Réaliser un projet musical autour de Georges Brassens, qui reste que l’on n’aime ou pas, un monument de la chanson française n’est pas chose aisée. C’est ce qu’a appris à ses dépends Guy Clerbois en débutant son odyssée en 1988, essuyant son premier refus auprès de l’éditeur de l’époque.
Tenace et persuadé de sa conviction, il a fallu 23 années pour qu’il finisse par avoir raison! On ne peut que louer cette persévérance, proche de l’obsession!
Ce projet est pour le moins atypique avec un ensemble d’artistes interprétant et revisitant les chansons de Brassens sur une bande sonore à la sauce Nova surexcitée. Peut-être à la manière d’un Gainsbourg reprenant la Marseillaise à son compte, le résultat dérange, interroge mais ne laisse pas indifférent dans tous les cas.
La force de Brassens résultait en ses textes, qui sont relayés là en second plan, surenchéri par cette musique tellement étouffante et à contre-courant que l’on peut se questionner sur l’objectif artistique originel.
Les ambiances sont néanmoins plutôt bien réussies notamment sur « Chanson pour l’auvergnat » avec un côté glauque à la Gotan Project ou bien sur « Les amoureux des bancs publics ». Le mariage de ces illustrations sonores avec les textes de Brassens ne m’a pas personnellement convaincu, mais ce n’est que mon humble avis.
A chacun son opinion…quelle est la votre?
D.
Morceaux à l’écoute:






fred
Alors on va jeter une oreille pour se faire une opinion. ils doit bien y avoir quelques enregistrements sur le net
ReaktivZone
Pas la peine d’aller si loin, il y a un player flash en bas de la chronique!
Vitor H.
nous sommes occupés à réaliser un clip pour chaque morceau, il y aura donc bien quelques traces sur le net…:) je ne compte pas attendre le réveil des médias qui sont visiblement tombés en hibernation depuis l’hiver dernier… et je ne parle pas que pour Vitor Hublot. Amicalement. Vitor