Fortes et tourmentées, les toiles de Jean Marie Calvet démarrent à 20.000 $ à new York, où son exposition en solo remporte un beau succès. Pourtant il ne peint que depuis 7 ans!
L’art était bien le cadet de ses soucis lorsqu’à l’âge de 38 ans il s’enfuit en Amérique Centrale avec un gros magot d’argent volé. Là-bas, hanté par son passé, Calvet ne voit plus qu’une seule manière d’échapper : la mort.
Voici l’histoire de la rédemption extraordinaire d’un homme pour qui faire la paix avec le passé va devenir la mission. Une vie sombre et violente, un voyage aux enfers, avec un ticket retour comme une seconde chance.
« En fait, tout ce que je voulais, c’était une famille, mais celui que je suis devenu n’en voulait pas ; il n’en avait pas besoin ». Il s’est vécu comme un être foncièrement mauvais. La vie de Calvet est un cours magistral d’autodestruction, le plus souvent détruisant tout et tous sur son passage, jusqu’à son fils de 6 ans, qu’il abandonna en 1996, sans la moindre explication, sans un mot.
Il ne lui a jamais plus parlé, il ne l’a jamais plus revu.
« A samedi prochain » furent ses derniers mots, ceux qu’il lui dit avant de disparaître. « A samedi prochain », et ces mots le hantent tous les jours depuis plus de dix ans.
Comment avait-il pu faire preuve d’une telle cruauté, d’une telle lâcheté, envers l’être qu’il chérissait le plus au monde ? C’est son passé tourmenté qui détenait les clefs.
Abusé, il passe son enfance dans la rue puis s’engage dans la Légion Etrangère, devient flic, garde du corps, voyou. Calvet est comme un chat, et ses multiples vies sont toutes plus dérangeantes les unes que les autres.
En 2002 il est au Costa Rica: là il touche le fond.
Perdu, damné, persécuté par la honte et l’horreur de lui-même, il achète la dernière bicoque au fond d’une impasse et s’y claquemure refusant tout contact avec le monde extérieur. Un stock ahurissant de crack et d’alcool devrait lui permettre d’en finir assez vite… C’était le plan. Il n’en fut rien. Au lieu de mourir, il sombre dans un enfer psychique et physique. D’hallucinations en crises de paranoïa il se met en guerre contre lui-même et va jusqu’à détruire la maison dans son combat contre ses propres démons. Au bout de neuf mois d’auto emprisonnement, l’obèse de 130 kg ne pèse plus que 47 kg ! Enfin, une nuit particulièrement violente, sa vie prend un nouveau détour. Dans sa furie, il avait tout (y compris lui-même) catapulté contre les murs. Dans ce fatras, il y avait un tas de vieux pots de peinture industrielle qu’il avait dénichés sous l’escalier. Après des heures de folie destructrice il s’effondre et contemple les murs éclaboussés de sang et de peinture. Soudain il y voit un langage clair. Il voit la colère, la haine, la violence, la mort…Et un grand soulagement l’envahit.
Il avait enfin trouvé l’arme pour anéantir celui qu’il était devenu. Quelque chose en lui prenait vie. Il avait trouvé l’issue : la peinture devint son obsession.
Au bout de cinq ans il est présenté au monde international de l’art comme un nouveau talent : un talent majeur, et ses œuvres ne sont pas bradées !
Mais à présent Calvet doit faire face à son dernier démon, son plus horrible crime.
Son fils va avoir 18 ans, et il doit le retrouver…
Plus d’informations sur http://calvetmovie.com
Traduction de l’anglais: AR
CALVET – Trailer (high-resolution) from Dominic Allan on Vimeo.






Jean Marc Calvet
Un grand bonjour du Nicaragua a toute l’ equipe de Reaktiv-Zone !!!!
ReaktivZone
Merci à toi!